Un coach, des joueurs mineurs et des limites floues

Un coach, des joueurs mineurs et des limites floues


Prêcheur, l’ancien directeur de Clairefontaine, dit qu’en apprenant que San José travaillait à Valence, il a contacté les responsables du club pour les informer de ce qui s’était passé dans son centre. Valence a fini par renvoyer San José, mais pas pour ses interactions avec les jeunes joueurs ; il a été licencié après que le club a découvert qu’il travaillait avec un agent pour présenter ses joueurs à d’autres équipes. “Comme j’avais déjà des doutes, je n’ai pas hésité et je l’ai viré pour faute grave”, dit Vivant.

San José est cependant demeuré dans la région, travaillant dans les écoles et, plus récemment, au sein d’une autre équipe amateur, le F.C. Rhône-Vallées. Vivant et Prêcheur affirment avoir tous deux mis en garde le club contre l’embauche de San José et parlé à ses responsables des incidents qui s’étaient produits à Clairefontaine puis à Valence.

Le président du club, Yann Jacquier, reconnaît avoir reçu des appels d’avertissement contre l’emploi de M. San José, y compris de la part de Prêcheur, mais qu’il n’avait pas pu “avoir le fin mot de l’histoire”. San José, dit-il, lui assurait que l’échange de messages affectueux avec le garçon de Clairefontaine n’était qu’un va-et-vient amical.

San José a également persuadé la mère du garçon d’écrire une lettre au F.C. Rhône-Vallées pour leur confirmer qu’il n’avait jamais eu de contact physique avec son fils. Elle l’a fait en juillet.

“On a reçu une lettre de la maman nous disant qu’il n’y a pas eu d’agression physique sur son fils, mais c’est tout”, dit Jacquier. “Je n’ai jamais été au courant des SMS, jamais. J’ai été trompé. Il m’a menti, il nous a menti, et je suis responsable. Je ressens de la honte.”

Le club a fait savoir la semaine dernière qu’il mettait fin au contrat de San José.

La FFF continue cependant d’insister qu’elle n’a rien fait de mal et que, sans preuve, elle n’a pas qualité pour interdire à San José de travailler dans le football ou avec des enfants. (La fédération lui a accordé l’une de ses licences d’entraîneur de plus haut niveau en 2017). Mais le ministère des Sports, ébranlé par des scandales d’abus sexuels au sein des fédérations de natation et de patinage artistique, a fait savoir dans un communiqué au New York Times que ses directives l’obligent à examiner les accusations — ainsi que les mesures prises par la fédération nationale de football.

Tandis que l’enquête suit son cours, d’autres instances procèdent à un réexamen douloureux de leurs décisions passées. La FFF a engagé un consultant en communication de crise peu après avoir reçu des questions du New York Times au sujet de San José. Prêcheur se déclare toujours indigné par ce qu’il considère comme l’échec de la Fédération à protéger un jeune joueur. Le garçon a quitté le milieu du football, et ses anciens coéquipiers regrettent ne pas avoir fait davantage pour l’aider. La mère du garçon, qui, pour préserver son rêve de carrière de footballeur, avait décidé de ne pas faire de vagues, regrette amèrement sa décision.



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